Le golf de Margaux frappe un joli coup
Publié le 30/08/09 Sud ouest Auteur : Camille chignac
Chariot dans une main, sandwich dans l'autre, au départ du trou n° 7, Gonzague souffle : « On n'a pas fini d'attendre... » Ça bouchonne sur le parcours de golf du Grand Prix de Margaux. C'est le jeu et ça arrive, surtout quand 90 joueurs se suivent par groupes de deux ou trois pendant trois voire quatre heures. Alors, en patientant, le jeune joueur du Club Bordelais fait quelques signes de la main à son frère, placé sur le green précédent. Trois doigts levés : à ce stade du parcours, Gonzague a joué trois coups de plus que le nombre préconisé. Parcours « golfique » Une semaine avant le début de la compétition rassemblant les meilleurs golfeurs amateurs de la région (ou d'ailleurs), seulement 45 étaient inscrits. Et même si c'est habituel (paraît-il) dans le milieu, Thibault Basque, responsable de l'organisation a eu quelques frayeurs : « Ce Grand Prix représente un an de préparation pour les bénévoles. Et l'enjeu est important, il s'agit d'amplifier la notoriété de ce golf. » Encore jeune (il a été créé en 2006), le golf de Margaux a pâti à ses débuts d'une réputation de parcours « boueux ». Bordé par l'estuaire d'un côté, par des roseaux de l'autre, le terrain a subi des aménagements pour le rendre plus agréable : digues, drainage, etc. Et ce week-end, les concurrents ne tarissent pas d'éloges sur ce « terrain de jeu » qui alterne entre lacs et forêts. « Le paysage est magnifique et varié. Ça change des pins, » note Philippe Bigeard, du Club de Pessac. Un autre compétiteur est plus évasif : « Je m'y sens bien. Et puis, pour un golfeur, il suffit de bien jouer une fois sur un parcours, pour l'apprécier... » La plupart affectionnent son côté technique et ses nombreuses difficultés : green en île, vent venu de l'estuaire, obstacles d'eau, mises en jeu étroites. « C'est un parcours très golfique : un bon coup est toujours récompensé et un mauvais coup, toujours pénalisé », résume Philippe Sallat, venu de Royan. Score en rouge Vers midi, alors que certains astiquent leurs clubs avant de prendre le départ, les premiers partis franchissent la ligne d'arrivée, après 6 000 mètres de marche. Sous la tente où l'on relève les scores, les organisateurs chambrent les golfeurs fraîchement sortis du n° 18 : « Neuf coups sur un « par 4 » ? Désolé, mais normalement mon clavier s'arrête à six... » Le jeune François, lui, s'en sort bien. Il fait un score de 75, pour un parcours qui doit se faire en 71 coups. En dessous de ce chiffre, les joueurs obtiennent un score « négatif », noté en rouge sur le tableau. « À l'heure qu'il est, tu peux ranger le stylo rouge », sourit un organisateur. La première journée, les meilleurs prennent le départ en premier. Dimanche, c'est l'inverse, pour le « spectacle », explique-t-on. Samedi matin, avec un parcours en 66 coups, le record du golf de Margaux a déjà été battu. |
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