Publié le 05/07/2010/Le JSL

Thomas Joly, licencié à Avoise mais lycéen au sport-études de Montpellier, a su dompter la petite balle blanche pour coiffer tout le monde sur le fil. Photo Richard Montavon.
Son classement de la veille ne le plaçait pas parmi les favoris. Pourtant, Thomas Joly a lâché les chevaux pour coiffer sur le fil tous les autres prétendants.
Cinquième. C’était le classement de Thomas Joly avant le début du dernier tour hier matin à la Roseraie. Quatre. Le jeune golfeur du Château d’Avoise possédait quatre coups de retard sur les leaders Platret et Colinet.
Gary Colinet en a ras la casquette. Pour la troisième année consécutive, le golfeur chalonnais n’a pu s’imposer, chez lui, sur ces fairways qu’il connaît sur le bout des clubs.
Pourtant, c’est bien lui - avec son collègue Alexis Platret - qui détenait les clés de la victoire au coup d’envoi de cette ultime journée. Mais quelques putts ratés ici ou là ont fini par lui retirer ses derniers espoirs. Au final, Colinet, le maudit, termine deuxième comme toujours depuis 2008. La rage. « Je suis un peu énervé contre moi-même, pestait-il quelques heures après. Je fais + 4 aujourd’hui (hier) sans avoir beaucoup de sensations. Je crois qu’en plus je n’ai pas eu de réussite. Je n’aurais peut-être pas gagné pour autant. »
Colinet et Platret ayant laissé passer leur chance, c’est finalement l’inattendu Thomas Joly qui s’est imposé. Inattendu, pour les autres mais pas pour lui. Car le jeune Montchaninois, qui s’entraîne du côté de Montpellier, a toujours cru en ses chances. Et ce, même à l’issue d’une première journée de vendredi en dessous de ses attentes. Joly avait, en effet, quitté le parcours chalonnais avec un + 3 dans le sac (74), six coups de retard sur Gary Colinet et une huitième place peu réjouissante.
La partie du samedi le voyait cependant revenir tout doucement sur les talons des favoris. Ses deux coups de moins que la veille l’installaient en embuscade.
La Biarritz Cup, il y pense déjà
«Personnellement, j’y croyais et je me disais que rien n’était perdu même si j’étais mal parti le deuxième jour » confiait le vainqueur final. C’est cette force de persuasion et cette envie de croire en ses chances qui lui ont donc permis de mettre le turbo.
Et comme devant, les autres golfeurs commençaient à s’éparpiller, Joly ne laissait pas passer l’offrande. Le Montchaninois serrait son jeu, signait deux birdies consécutifs sur le 13 et le 14 et coiffait tout le monde au poteau. « Je crois que mon putting et ma mise en jeu on fait la différence. Aujourd’hui, j’ai fait 100 % de fairways » se félicitait-il.
Avec trois coups d’avance sur Maxime Wiart, son dauphin, Joly n’a vraiment pas volé son succès. De quoi aborder, la Biarritz Cup du 14 juillet prochain, avec un peu plus de confiance. Car celui qui fait partie des 100 meilleurs amateurs français a soigneusement coché ce rendez-vous sur son agenda.
Chez les femmes, Adriana Cauchois, en tête depuis le premier jour a survolé l’épreuve. La Rouennaise termine la compétition avec neuf coups d’avance sur Clothilde Weyrich, sa première poursuivante. Une performance qui lui permet de conserver aisément sa couronne.